Affichage des articles dont le libellé est amis. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est amis. Afficher tous les articles

vendredi 22 mars 2013

Je suis une fille, ne vous déplaise




Suite au magnifique coming out de la Geekette, cette vieille pie que vous lisez (moi) (sans commenter, après m'avoir bassinée pour obtenir votre liberté d'expression) (des droits, qu'ils disaient, ha!) a eu une inspiration soudaine: établir une liste personnelle de tous les comportements qui nous ont valu la remarque "Ouais, mais toi, t'es pas une vraie fille d't'façons". 

Sachant, lecteur chéri, que tu possèdes la capacité de concentration d'une classe de moyenne section sous Redbull (quoi, c'est la clé du succès de Bref, ce bonhomme chauve et gros de la télé, là), je t'épargnerai le récit fascinant de ma vie depuis la nuit des temps (et parce que de toute façon j'ai déjà vendu l'exclusivité à Closer):

1. Tout comme la Geekette, je jouais au foot, pas en club mais pendant la récré. On était deux: la lesbienne officielle du collège et moi. J'étais petite et rapide, j'éprouvais un plaisir sadique à dribbler les garçons. J'étais une star. Le mythe est tombé lorsque, un jour, on m'a placée au but, et qu'à chaque tir je fonçais dans la direction opposée en me couvrant la figure et en hurlant comme un chinchilla qu'on égorge. 

 2. Mes jeux d'adorable petite fille consistaient à former une tribu d'indiens avec mes sales gosses de potes (les "mauvaises fréquentations" comme disait ma sainte mère), à construire une cabane et à partir en quête d'une victime pour le poteau de supplice. J'en profite pour demander pardon à tous les petits camarades traumatisés, ainsi qu'une part de bénéfice à leurs psys. 

3. Je n'ai jamais aimé les comédies romantiques, mais plutôt un bon vieux Tarantino, avec tout plein de sang qui gicle des membres comme d'une fontaine (cela se combine à merveille avec la pizza). L'effet est instantanée, je jubile en tapotant des mains et en riant comme une hyène. 

4. Je répare n'importe quoi sur un vélo: du dérailleur au frein, en passant pas les vitesses ou la chambre à air (devis à la demande via le formulaire ci-dessous). J'ai été embauchée pour cela chez *magasin à l'enseigne bleue* dans une équipe qui a priori n'admettait pas de filles. Non seulement je me suis bien marrée avec mes goujats de collègues, mais en plus j'ai appris pleins d'astuces de bricolages qui circulent dans le monde sectaire des mecs. Un an plus tard, deux jours avant mon départ, je leur ai avoué que j'étais une femme. Choc. 

5. Mon activité principale, lors de soirées où l'on est sensé danser, se réduit à inventer des chorégraphies improbables et ringardes avec les petits-amis de mes copines. 

6. Pendant trois jours, un ami a squatté mon appart car je devais l'aider à réviser avant les partiels. Nos amis en commun imaginaient les scénarios les plus torrides et salaces. C'est vrai, nous n'avons pas beaucoup révisé... ATTENTION, révélations: on a passé trois jours à mater Game of Thrones en calbut et à boire des bières (peut-être même qu'on a fait un concours de rots, allez savoir). 

Maintenant, ma douce lectrice, que je me suis mise à nu (quoi, les poils?! C'est naturel, et puis j'vais pas m'épiler en hiver, connasse!), je lance ce défi plein d'amour à travers l'Univers de la blogosphère: continuez cette entreprise initiée par la Geekette et Germaine, exhibez ce soi-disant "mâle" en vous et cassez le stéréotype de la blogueuse qui bouffe des macarons et parle de son dernier nail art (je ne vous ai pas dis? J'ai craqué pour des baskets à paillettes, ce sera le sujet du prochain billet mode). 

Kiss Kiss (Bang bang).     

mercredi 13 mars 2013

La madeleine de Germaine




En fouillant dans des vieux carnets... mais si, vous savez, ces agendas où sévissaient Diddle et sa smala, entre autres fournitures scolaires incroyablement bucoliques dont la génération Y a été victime, transformés en livres sacrés où nous scellions l'amitié avec notre Bestah par moyen de "Big bisous Bien Baveux" avec un stylo pailleté pendant les cours de SVT. 

(Si tu ne vois pas de quoi je parle, je te précise que: 1) tu as probablement passé toute ton adolescence dans une cave, kidnappée par un psychopathe, 2) ce blog est interdit aux jeunes, 3) ce blog est interdit aux vieux) (après, si tu fricotes avec l'illégalité, je ne vais pas te jeter le caillou) j'ai retrouvé quelques annotations faites naguère par Godzilla, ma frangine, à mon attention. Elle avait décidé d'inscrire dans mon carnet des bribes de son existence poétique et de ses échanges délicats. 

Annotations que je juge, en toute humilité, dignes de passer à l'Histoire (comme vous le savez, ce blog fait objet d'une étude très sérieuse au sein du CNRS) et qui m'ont émue au plus profond de moi-même. 

Attention (roulement de tambour), voici la retranscription d'un dialogue réel entre Godzi et une fille un peu dinde assez dispersée: 

Godzilla: Tu vas bien? Tu es toute pâle. 

Fille: Mais oui, c'est parce que j'ai un teint de porcelaine, han han han

Godzilla: ...

Fille: ...

Godzilla: Mon cul aussi est en porcelaine, tu veux voir?  Mouahahaha. 

Il va de soit que le lyrisme de ma soeur n'était pas compris par le commun des mortels, et que cette propension à l'extérioriser n'a pas vraiment joué en sa faveur lors de sa présentation en société. 

Mais ma préférée reste tout de même cette pudique déclaration d'amour et d'amitié: 

Je t'aime beaucoup, tu sais. Tellement, que j'ai donné ton prénom à l'un de mes poils pubiens. 

Nostalgie, quand tu nous tiens. 

dimanche 3 mars 2013

"Je ne peux pas publier sur ton mur!"

"Il doit y avoir un bugg avec ta page!"

"Du coup je te mets ceci [vidéo moyennement rigolote mais surtout profondément débile e inintéressante] dans les commentaires de ton statut [ayant pour sujet une communication du type "plus de portable pendant deux jours", c'est-à-dire purement informative et sans aucun rapport avec le sujet sur lequel j'essaie de te forcer à porter ton attention] c'est trop lol!".

Parfois, je me dis que la compréhension de signaux subtils n'est pas à la portée de tout le monde. 

C'était la désolation du jour de Germaine Cancan. 

mercredi 20 février 2013

Le top 5 des spécimens que vous ne devriez pas admettre sur Facebook

Dans la saga "les relous de Facebook", Germaine continue de vous livrer les secrets d'une vie virtuelle heureuse. Voici donc la liste des personnes que vous ne devriez pas admettre sur Facebook: 

1. Celui /celle qui nous provoque des nausées dés le matin en publiant des photos de ses chef d'oeuvres  culinaires. Que les choses soient claires: les photos de bouffe ne révèlent JAMAIS votre incroyable talent de cuisiniers, je dirais même plus: elles donnent plutôt envie de faire un Ramadan à l'année. La preuve: 


Non, revenez, n'allez pas vomir tout de suite (vous pourrez vous y livrer avec joie à la fin de ce post, et à très juste titre). 

2. Celui /celle qui confond Facebook avec le Parlement: nous avons des variantes pour ce spécimen. Il existe tout d'abord la jeune oie pleine de bonne foi qui livre son enthousiasme du moment sans se douter que ses lecteurs 1) s'en foutent, 2) vont bien se marrer en commençant une conversation entre eux par moyen de commentaires complètement hors-sujet. Il existe également le facho virtuellement décomplexé la personne qui n'oserait pas trop la ramener si elle n'était pas protégée par un écran. Celle-ci lance des statuts provocateurs qui, Facebook étant ce que c'est, vont rapidement tomber à l'eau, noyés par les photos de bouffe et les statuts à la con fascinants de  la Bipolaire, qui comme vous le savez tient en haleine sa communauté d'amis. 

3. Celui /celle qui règle ses comptes avec des membres de sa famille par moyen de statuts assassins et mystérieux. Faut-il rappeler le protocole pour ce genre de situations? À quoi servent donc Noël et les repas de famille du dimanche si ce n'est pour s'adonner à cette activité ô combien gratifiante? 

4. Celui /celle qui va se retrouver sur Personal Branling à force de publier des odes à sa personne ("Major de promo avec 17 en Linguistique!", "Soirée mythique au Baron avec Max Boublil!"). 


5. Lui: 



Si vous craignez qu'une éviction directe provoque un conflit nucléaire, désactivez tout simplement le suivi de leurs actualités. Mais entre vieilles commères, nous sommes bien d'accord sur le fait que les spécimens précédemment cités ne méritent pas de pitié. 

C'était la leçon de vie du jour de Germaine Cancan. 

mardi 12 février 2013

La Bipolaire facebookienne (vous aviez dit analyse sociologique?)

Facebook, mon amour. On en parle, de Facebook. Trop, même. Mais aujourd'hui je vais vous parler de MON Facebook (qui a dit égocentrique?!), des gens qui composent le réseau virtuel de celui-ci, ainsi que de leur généreuse contribution à mon existence par moyen de statuts, photos et commentaires. En omettant bien évidemment toute trace de bienveillance (hey, what did you expect?).  

Voici donc le premier spécimen parmi ceux qui composent mon fil d'actualité: 


La Bipolaire

C'est ça: 


ou bien ça: 


dans l'intervalle d'une demie-heure. 

Le coeur de la Bipolaire balance entre jérémiades passionnantes sur sa santé et photos de soirées en boîte, accompagnées de statuts euphoriques où elle invoque les témoins de son bonheur absolu. 

Ce qui est frappant, c'est que les statuts de la Bipolaire sombrent inévitablement soit dans une dépression hypocondriaque très Doctissimo, soit dans l'hystérie crispée la plus exaspérante. Je dirais que le nombrilisme est à l'ordre du jour, mais dans un post sur Facebook cela serait bien rébarbatif. 

À présent, voici la question que vous brûlez tous de poser:  MAIS à quoi sert la Bipolaire dans une liste d'amis? 

Quand elle est dans son moment "je-vais- mourir-d'un-torticolis", la Bipolaire nous conforte dans l'idée que certes, nous sommes assez vulgaires pour boire des bières au goulot ou pour recycler des mégots, mais tout de même pas assez pour étaler notre dossier médical aux yeux du vaste monde. 

Quand la Bipolaire traverse son moment "super-soirée-lol",  cela nous rassure dans la certitude que si nous, nous n'avons pas besoin de publier un documentaire sur nos sorties, c'est parce qu'il s'agit de faits anodins dans notre vie sociale mouvementée.

Ou parce que nous passons nos soirées en chaussettes tire-bouchon dépareillées, à boire des bières au goulot et à fumer des mégots. 

À suivre...

C'était l'analyse sociologique du jour de Germaine Cancan (qui ne peut se passer des gifs) (une véritable addiction).

dimanche 13 janvier 2013

Heu... (comment dire)

- Je ne suis pas en forme.

- Ah? 

- J'ai des accès de fièvre, mal à la tête, le nez qui coule...

- Au pire tu sais ce que c'est, hein, pas besoin d'aller chercher trop loin...

- Mais carrément. J'ai dû choper un truc en Inde, l'année dernière, je ne vois pas d'autre explication. 

- ... oui, forcément. 

C'était le diagnostic du jour de Germaine Cancan. 

dimanche 6 janvier 2013

Maintenant que j'y pense...

Ma mère m'a offert un service de thé avec des chats dessus. 

Biloute m'a offert l'Almanach perpétuel du chat.

La plupart des messages d'amis Facebook sont des photos ou des vidéos de chats.

Je me demande s'ils ne me prennent pas pour une vieille fille.



C'était l'interrogation du jour de Germaine Cancan

dimanche 23 décembre 2012

De l'art de choisir ses amis en fonction des occasions.

Soyons pragmatiques en toutes choses, telle est la devise de Germaine Cancan. Même le plus misanthrope d'entre vous doit compter parmi son entourage ce que l'on appelle communément des "amis". Parfois encombrants, souvent exaspérants, toujours nécessaires. La Loi du Moindre Effort exige que nous ne gaspillions point notre temps ou notre salive en vain. 

Cela concerne autant le travail salarié que les amitiés. Nous cancannerons en ce Jour de Seigneur de l'art d'exploiter chaque compétence de ces charmants individus en fonction des situations qui se présentent dans la vie de tous les jours. 

Il va de soi qu'un ami un peu facho de droite-réactionnaire-sécuritaire n'est pas la personne appropriée si l'envie vous prend d'avoir une discussion politique quand vous êtes un anarchiste libertaire-de-gauche-idéaliste. À part un dialogue de cons sourds, Germaine a rarement vu ce genre de situations prospérer. Il en va de même pour une discussion entre une antiféministe acharnée et une FEMEN. À part échanger des conseils de déco (que chacune appliquera à sa manière, l'une dans son salon couleur lavande et l'autre autour des tétons) (ami Google en quête de cul, bonjour!), la possibilité d'avoir un débat profond est bien lointaine. Ces-dits amis seront sûrement très aptes à réaliser d'autres activités ensemble bien moins périlleuses que le débat idéologique. 

Il en va de même pour les soirées de débauche sympathiques que tout décadent qui se respecte doit inclure dans son emploi du temps. Si l'idée est de prendre une cuite monumentale vous émécher un tantinet et de rattraper toutes les clopes que votre condition d'esclave salarié et le Saint Office la loi anti-tabac vous ont empêchées de vous griller pendant la semaine... vous vous rendrez vite compte que vos amis je-ne-bois-pas-je-ne-fume-pas avec option je-grimace-et-ouvre-grand-les-fenêtres-dès-que-t'allumes-de-la-nicotine-meurtrière n'étaient pas vraiment le bon choix.

En ce qui concerne l'étalage de vos échecs sentimentaux et votre recherche d'empathie et de compréhension, il est évident que votre amie en couple-amoureuse-enceinte (combo!) n'est pas la meilleure des oreilles compatissantes. 

Nous pouvons décliner ces situations à l'infini. Mais comme vous le savez fort bien, Germaine se contente du strict minimum. 

C'était la dichotomie du jour de Germaine Cancan.