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jeudi 21 mars 2013

Les liens sacrés de la famille

"Nan mais attends, c'est atroce, tu te rends compte, on porte atteinte à la FAMILLE!

"C'est une institution, quelque chose de sacré! Pour moi, il est primordial de la préserver telle qu'elle est. C'est une attaque aux liens sacrés de la famille.

Pardon? Ah, non, si mon enfant est pédé, je le renie, c'est clair". 

Voilà qui est rassurant. Nous pouvons donc dormir sur nos deux oreilles, "l'institution" de la famille est sacrément (hou hou) bien protégée. 

samedi 2 mars 2013

À peine trois jours de végétarisme

... et j'ai déjà eu droit au "cri de la carotte", au coup du lion "qui mange la gazelle" et  aux fameuses protéines. 

Avec en prime,  "les végétariens sont un peu teubés". 

Bon. 

La puissance de ces arguments me bouleverse. Vraiment, hein. Je me suis renseignée, j'ai vu un documentaire qui montrait l'exploitation et la torture que l'on inflige aux carottes, leur douleur lorsqu'on les arrache du sol. A-bo-mi-na-ble. 

Pour le lion, la chaîne alimentaire, toussa, j'avoue que cela m'a fait longuement réfléchir. En omettant le fait que l'émetteur de cet argument de force tente vainement de se viriliser à travers l'image du lion alors qu'il fait ses courses au supermarché, je le trouve absolument convainquant. 

Mais là ou mes convictions sont menacées, c'est bien avec cette histoire de protéines. Bon, ok, la liste interminable de sportifs de haut niveau végétariens (voire végétaliens, les grands malades!) et le fait qu'il existe d'innombrables substituts à la viande n'est pas à la hauteur de "rien ne remplace une bonne entrecôte, bordel". 

J'ai essayé de me défendre faiblement, mais que pouvais-je opposer à une telle rhétorique? Le fait de ne pas adhérer au spécisme, par exemple? Malgré la profondeur de ses réflexions, mon interlocuteur n'en n'avait jamais entendu parler, chose très étonnante pour quelqu'un d'aussi renseigné. 

Mais pourquoi, me direz-vous, vas-tu te foutre dans de pareil débats? T'es maso, Germaine? Tu n'es ni noire, ni arabe, ni homo, alors tu cries haut et fort ton végétarisme pour expérimenter la discrimination? 

Que nenni. Mais quand on n'a que de la purée dans son assiette parce que le menu de la cantine ne propose que du poulet, du poisson ou de la viande rouge, notre plateau donne lieu à des spéculations: 1) anorexique, 2) dépressive ou 3) les deux: végétarienne. Oui, ce sont les joies de la vie en société, on doit se justifier de ce qu'on bouffe, quand bien même aucune carotte n'a souffert horriblement pour assouvir notre plaisir gustatif.  

J'attends de voir leurs têtes quand je sortirai du tofu. 

C'était la démarche suicidaire du jour de Germaine Cancan. 



jeudi 28 février 2013

Je m'acharne

... à transformer Pussy Cat en prédateur lorsque je rends visite à ma mère. 

En tant que cat coach, je peux vous dire que j'assure: parcours d'obstacle, chasse à la souris en peluche, escalade de haut risque (l'armoire) (ricanez, je voudrais bien vous y voir). Je déploie donc une énergie considérable à aiguiser son instinct assassin, à en faire une vraie machine de chasse et de guerre. 

Je pourrais vraiment réaliser une grande oeuvre avec ce félidé... si ma génitrice ne l'appelait pas "la coquinette à sa mère" pendant qu'elle lui coupe les griffes et qu'il l'a regarde avec adoration.  


C'était le sabotage du jour subi par Germaine Cancan. 


mercredi 20 février 2013

Le top 5 des spécimens que vous ne devriez pas admettre sur Facebook

Dans la saga "les relous de Facebook", Germaine continue de vous livrer les secrets d'une vie virtuelle heureuse. Voici donc la liste des personnes que vous ne devriez pas admettre sur Facebook: 

1. Celui /celle qui nous provoque des nausées dés le matin en publiant des photos de ses chef d'oeuvres  culinaires. Que les choses soient claires: les photos de bouffe ne révèlent JAMAIS votre incroyable talent de cuisiniers, je dirais même plus: elles donnent plutôt envie de faire un Ramadan à l'année. La preuve: 


Non, revenez, n'allez pas vomir tout de suite (vous pourrez vous y livrer avec joie à la fin de ce post, et à très juste titre). 

2. Celui /celle qui confond Facebook avec le Parlement: nous avons des variantes pour ce spécimen. Il existe tout d'abord la jeune oie pleine de bonne foi qui livre son enthousiasme du moment sans se douter que ses lecteurs 1) s'en foutent, 2) vont bien se marrer en commençant une conversation entre eux par moyen de commentaires complètement hors-sujet. Il existe également le facho virtuellement décomplexé la personne qui n'oserait pas trop la ramener si elle n'était pas protégée par un écran. Celle-ci lance des statuts provocateurs qui, Facebook étant ce que c'est, vont rapidement tomber à l'eau, noyés par les photos de bouffe et les statuts à la con fascinants de  la Bipolaire, qui comme vous le savez tient en haleine sa communauté d'amis. 

3. Celui /celle qui règle ses comptes avec des membres de sa famille par moyen de statuts assassins et mystérieux. Faut-il rappeler le protocole pour ce genre de situations? À quoi servent donc Noël et les repas de famille du dimanche si ce n'est pour s'adonner à cette activité ô combien gratifiante? 

4. Celui /celle qui va se retrouver sur Personal Branling à force de publier des odes à sa personne ("Major de promo avec 17 en Linguistique!", "Soirée mythique au Baron avec Max Boublil!"). 


5. Lui: 



Si vous craignez qu'une éviction directe provoque un conflit nucléaire, désactivez tout simplement le suivi de leurs actualités. Mais entre vieilles commères, nous sommes bien d'accord sur le fait que les spécimens précédemment cités ne méritent pas de pitié. 

C'était la leçon de vie du jour de Germaine Cancan. 

lundi 11 février 2013

Quand un groupe d'élèves mignons me chante en coeur "Elle a les yeux revolver" lorsque je passe dans le couloir du lycée:







Je dois me reprendre, ce blog va finir par ressembler à un tumblr de gifs.

À partir de demain c'est fini, je vais vous pondre des analyses sociologiques tellement fines et brillantes que ce blog deviendra une référence pour thésards de l''EHESS (ayant pour sujet de thèse le devenir des fans de Britney des années 2000, par exemple).

C'était (enfin) la résolution du jour de Germaine Cancan.

mercredi 6 février 2013

J'ai piscine (pffff)

Le sport fait l'objet de mon plus profond mépris. Rien que l'idée de transpirer en dehors d'un ébat sexuel me semble vulgaire. 

Et ces tenues ridicules qui sont de rigueur pour la pratique sportive, avec leurs couleurs improbables, ne font rien pour améliorer l'aversion que je lui porte. J'ai essayé la course à pied pour accompagner une copine, mais ma solidarité a trouvé ses limites lors de cette expérience. Disons que j'ai fini par m'asseoir sur un banc au bout de dix minutes pour allumer une clope. Ce n'est pas une question d'incapacité physique, mais mentale: je ne parviens pas à saisir l'intérêt de s'infliger cela. 

Sortir son vélo pour aller quelque part, pourquoi pas. Mais courir un dimanche matin en hiver et en jogging fuscia, en plus pour aller NULLE PART, quand même. 

Bon, il est vrai que toutes ces considérations ont été remises en question aujourd'hui quand, en allant à la banque, qui se trouve à dix minutes de chez moi, j'ai eu un violent point de côté. 

Mais je me suis vite rétablie devant un verre de Kir. 

C'était l'ordonnance du jour de Germaine Cancan.